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Cuisine à deux plans parallèles : caissons gris mats, plan de travail et joue d’îlot en décor chêne clair descendant jusqu’au sol
La deuxième des quatre décisions

Le caisson, ce que l’on voit quand la porte est ouverte

On choisit sa façade pendant des semaines, et son coloris de caisson en quelques secondes. C’est dommage : le caisson se montre à chaque ouverture, et sur une cuisine sans poignée ou à joues visibles, il se montre en permanence.

Le caisson, c’est le meuble lui-même : les deux côtés, le fond, le dessus et le dessous, sur lesquels la façade vient se poser. Nous le posons en treize coloris, et le choix se joue en trois voies — l’assortir à la façade, l’assortir au plan de travail, ou l’assumer en contraste. D’une voie à l’autre, ce qui change est une teinte : le meuble, lui, est le même.

Le décor invisible qui ne l’est pas

Le caisson se voit plus souvent qu’on ne le croit

C’est la décision qu’on expédie, parce qu’on croit choisir la couleur d’un intérieur de placard. En réalité, on choisit une surface qui reparaît à chaque ouverture — et qui, dans certains meubles, ne se referme jamais.

Angle d’un meuble : la joue blanche et son chant visible, contre des façades en décor chêne clair
Ici, la façade est en décor bois et le caisson est blanc : c’est le côté du meuble — sa joue — et le chant de son étagère qui portent tout le contraste.

Les cinq endroits où on le voit

  • À chaque porte ouverte — et une cuisine qui sert s’ouvre toute la journée.
  • Sur une étagère ouverte ou une niche : là, il ne se referme jamais.
  • Derrière une vitrine, y compris porte fermée : le verre ne cache rien, il éclaire.
  • Sur une joue, en bout de rangée ou en retour d’îlot.
  • Au fond d’un tiroir sorti, et sur ses côtés si le tiroir est à parois basses.
Le mot du métier

Une joue, en une phrase

Une joue, c’est le côté visible d’un meuble — le panneau qui le ferme sur son flanc. Tant qu’un caisson est pris entre deux autres meubles, on n’en voit rien. Dès qu’il s’arrête, son côté devient une surface pleine que l’on regarde tous les jours, à hauteur de main ou de l’œil.

Vue de dessus d’une rangée de trois meublesTrois caissons alignés contre un mur, vus de dessus. Les côtés qui séparent deux meubles voisins sont cachés : personne ne les voit jamais. Le côté du dernier meuble, à droite, ne touche rien — c’est la joue, et c’est la seule face latérale visible de toute la rangée. Les portes forment la ligne sombre au premier plan.le murles portescôtés cachés entre deux meubles— leur coloris ne se verra jamaisla jouele seul côté visiblede toute la rangée
Une rangée de trois meubles, vue de dessus. Schéma OXIA.

Où une joue apparaît

  • En bout de rangée, là où la ligne de meubles s’arrête contre le vide ou contre une porte.
  • En retour d’îlot : la face que voient ceux qui sont assis, et la plus grande de toutes.
  • De part et d’autre d’une colonne, d’un four ou d’un réfrigérateur encastré.
  • Sous un plan de travail qui déborde, quand le meuble est plus court que le plan.
La décision, posée

Trois façons de choisir, et pas une de plus

Le nuancier compte treize teintes, mais la décision n’en compte que trois. Chacune porte sa réserve, et nous préférons l’écrire avant plutôt que de l’expliquer après la livraison.

L’assortir à la façade

Le meuble devient un bloc

Un caisson de la teinte de la façade fait disparaître l’ouverture : la porte s’ouvre, et rien ne change. C’est la voie la plus sûre, celle qu’on choisit quand la cuisine est déjà une affaire de lignes — sans poignée, à façades pleine hauteur, ou dans une pièce où la cuisine doit se taire.

La réserve
Un caisson sombre assorti à une façade sombre rend l’intérieur du meuble difficile à lire : on cherche un couvercle au fond d’un placard noir. À réserver aux meubles hauts et aux vitrines, plutôt qu’aux placards de vaisselle.

L’assortir au plan de travail

La teinte court d’un bout à l’autre

C’est la voie qu’on ne pense presque jamais à proposer, et c’est souvent la plus juste : le décor du caisson est celui du plan de travail. La joue d’îlot descend alors dans la même teinte que le plan qu’elle porte, et l’îlot se lit comme un seul bloc plutôt que comme une caisse coiffée d’une planche.

La réserve
Elle n’est possible que sur les coloris qui existent aux deux nuanciers — le blanc alpin et les trois décors chêne. Sur les autres, un accord « à peu près » se voit tout de suite, et il se voit mal.

L’assumer en contraste

Le meuble se raconte en deux temps

Un caisson clair derrière une façade sombre, ou l’inverse : chaque ouverture devient un événement. C’est la voie des vitrines, des niches éclairées et des bibliothèques de séjour, où l’intérieur est fait pour être regardé. Un caisson noir derrière un verre fumé, avec un éclairage, ne montre plus le meuble : il montre ce qu’on y a posé.

La réserve
Le contraste se décide avec les chants et les joues, pas seulement avec les portes : c’est la joue, pas la façade, qui dira si le contraste est net ou brouillon.
Deux éléments hauts à portes vitrées dont l’intérieur est en décor chêne, au-dessus d’un meuble bas gris anthracite dont la joue est visible
Ce que dit le nuancier

Derrière un verre, le caisson ne se referme jamais

Une porte vitrée n’a pas d’envers : elle éclaire ce qu’elle protège. C’est le meuble où le coloris de caisson cesse d’être un détail — et c’est aussi celui où le contraste paie le plus. Voici les trois faits que nous tenons du catalogue de notre fabricant, avec leur source.

Les trois faits, et leur source

  • Le nuancier de caisson compte treize coloris : dix teintes unies et trois décors bois. Il n’y en a pas un quatorzième que l’on garderait pour les gros budgets.Nuancier complet des coloris de caisson de notre fabricant, relevé OXIA du 9 septembre 2026 — 2026
  • Quatre de ces treize coloris figurent aussi, sous le même nom, au nuancier des plans de travail : le blanc alpin et les trois décors chêne.Nuancier des plans de travail de notre fabricant, relevé OXIA du 9 septembre 2026 — 2026
  • Sur deux des trois décors chêne — Havane et Sierra — la même teinte est donnée disponible en plan de travail, en corps de meuble et en habillage de crédence. C’est là, et seulement là, que l’accord complet est tenu.Tableau « où ce décor peut être posé » du catalogue de notre fabricant — 2026

Ce que cela veut dire, sans détour

Quatre coloris sur treize peuvent prolonger le plan de travail. Sur les neuf autres, un accord « à peu près » se voit, et il se voit mal.

C’est la raison d’être de cette page : le ton sur ton caisson et plan de travail n’est pas une envie, c’est une liste. Nous vous la donnons avant le plan, pas après.

Les sept matières de plan
Le nuancier

Les treize coloris, sans en garder aucun de côté

Dix teintes unies et trois décors bois. Ce sont tous ceux qui existent : il n’y a pas de nuancier réservé, ni de teinte que l’on sortirait seulement pour les grands projets.

Les teintes unies

Du blanc au noir, sans veinage. Elles se choisissent au degré de clarté avant de se choisir à la couleur : un intérieur clair montre ce qu’on range, un intérieur foncé le fait disparaître.

  • Échantillon de caisson blanc, surface lisse et mate
    BlancLe choix par défaut, et le plus lumineux : un intérieur blanc renvoie la lumière au fond du meuble, ce qui aide à voir ce qu’on y range.
  • Échantillon de caisson blanc alpin, blanc légèrement plus froid que le blanc
    Blanc alpinExiste aussi en plan de travailUn blanc plus froid, plus net, qui tient mieux à côté d’une façade blanche laquée que le blanc simple — et le seul uni qui existe aussi en plan de travail.
  • Échantillon de caisson magnolia mat, blanc cassé très légèrement crème
    Magnolia matLe blanc cassé de la maison ancienne : il réchauffe un intérieur de meuble sans jamais se remarquer.
  • Échantillon de caisson sable fin, beige très clair
    Sable finUn beige très clair, à la limite du blanc : il accompagne les façades en décor bois clair mieux qu’un blanc franc.
  • Échantillon de caisson macchiato, beige chaud légèrement grisé
    MacchiatoLe seul beige vraiment chaud du nuancier : c’est lui qu’on regarde quand la cuisine est en teintes terre.
  • Échantillon de caisson gris soie, gris clair légèrement satiné
    Gris soieLe gris clair passe-partout : moins salissant qu’un blanc sur les chants d’étagère, et il ne fige rien.
  • Échantillon de caisson gris pierre, gris moyen légèrement froid
    Gris pierreUn gris moyen, celui qui tient tête à un plan de travail en décor béton sans lui faire concurrence.
  • Échantillon de caisson gris taupe, gris chaud tirant sur le brun
    Gris taupeLe gris qui tire sur le brun : le seul du nuancier à s’accorder avec un décor bois foncé sans jurer.
  • Échantillon de caisson gris ardoise, gris foncé mat
    Gris ardoiseLe gris foncé : il fait disparaître l’intérieur d’une niche ouverte au lieu de l’exposer, ce qui est parfois exactement ce qu’on cherche.
  • Échantillon de caisson noir mat
    NoirLe noir est le coloris des vitrines et des niches éclairées : ce qu’on y pose se détache, et le meuble s’efface derrière.

Les décors bois

Trois chênes, du clair au foncé. Ce sont les seuls coloris de caisson qui peuvent se prolonger en plan de travail — et, pour deux d’entre eux, jusqu’en crédence.

  • Échantillon de caisson en décor chêne San Remo, chêne clair au veinage marqué et régulier
    Décor chêne San RemoExiste aussi en plan de travailLe chêne clair au veinage franc : c’est le décor bois qu’on met en joue d’îlot quand la façade est unie et sombre.
  • Échantillon de caisson en décor chêne Sierra, chêne doré au veinage large et nœuds visibles
    Décor chêne SierraExiste aussi en plan de travailUn chêne doré à nœuds visibles, et l’un des deux décors qui se retrouvent à l’identique en plan de travail et en crédence.
  • Échantillon de caisson en décor chêne Havane, chêne foncé au veinage profond
    Décor chêne HavaneExiste aussi en plan de travailLe chêne foncé, l’autre décor complet : caisson, plan de travail et crédence dans la même teinte, sans approximation.

Les treize pastilles ci-dessus viennent du nuancier de notre fabricant. Elles servent à savoir quelles teintes existent, jamais à choisir : un écran ne rend ni la matité d’un uni, ni la profondeur d’un veinage, et il n’a pas la lumière de votre cuisine.

Vous ne verrez sur cette page aucun repère à points, contrairement aux façades et aux plans de travail. La raison est simple : le catalogue de notre fabricant ne classe pas les coloris de caisson, et nous n’inventons pas un rang qui n’existe pas. Si un coloris se compte autrement qu’un autre, votre devis l’écrit ligne à ligne, après le premier rendez-vous.

La seule bonne façon de trancher

Cela ne se décide pas sur un écran : le nuancier se regarde au showroom, échantillon en main, à côté de la façade choisie.

Voir le nuancier au showroom
FAQ

Le coloris de caisson : vos questions

Qu’est-ce qu’une joue, en cuisine ?

C’est le côté visible d’un meuble : le panneau qui le ferme sur son flanc. Un caisson pris entre deux autres meubles n’en a pas besoin — personne ne verra jamais son côté. Dès que la rangée s’arrête, qu’un îlot fait retour, qu’une colonne se détache ou qu’un plan de travail déborde, ce côté devient une surface pleine, souvent grande, et toujours regardée. C’est pour cela que le coloris de caisson n’est pas un détail d’intérieur de placard : c’est aussi une couleur de pièce.

Faut-il assortir le caisson à la façade ?

Ce n’est pas une règle, c’est l’une des trois voies. Assortir le caisson à la façade fait du meuble un bloc, et c’est le bon réflexe sur une cuisine sans poignée ou à façades pleine hauteur. L’assortir au plan de travail donne une cuisine plus tenue, surtout sur un îlot dont la joue descend jusqu’au sol. Et le contraste assumé se justifie dès qu’il y a une vitrine, une niche ouverte ou un éclairage : là, l’intérieur du meuble est fait pour être vu.

Le caisson peut-il être du même décor que le plan de travail ?

Oui, sur quatre coloris des treize : le blanc alpin et les trois décors chêne, qui figurent sous le même nom aux deux nuanciers. Et sur deux des trois chênes — Havane et Sierra — la même teinte existe aussi en habillage de crédence : le caisson, le plan et le mur sont alors rigoureusement dans le même décor, ce qui ne se rattrape jamais avec un « à peu près ». Sur les autres coloris, nous vous le dirons franchement plutôt que de vous vendre un accord approximatif.

Un coloris de caisson foncé est-il plus fragile ou plus salissant ?

Il ne change rien à la solidité : c’est exactement le même meuble, le même dos inséré en rainure et vissé, la même charnière amortie — le socle que décrit la page des gammes, identique du premier cran au dernier. Il change deux choses à l’usage. Il montre davantage la poussière et les traces sur les chants d’étagère, comme tout ce qui est foncé. Et il rend l’intérieur du meuble moins lisible : on cherche plus longtemps un couvercle au fond d’un placard noir que d’un placard blanc. C’est pourquoi nous conseillons plutôt le foncé sur les vitrines, les niches et les meubles hauts que sur les placards de vaisselle.

Peut-on choisir son coloris de caisson sur photo ?

Non, et nous préférons le dire avant que vous n’y passiez une soirée. Un écran ne rend ni la matité d’un uni, ni la profondeur d’un veinage, et il n’a pas la lumière de votre cuisine. Le nuancier se regarde au showroom OXIA, avenue Ribot à Brive, échantillon en main et posé à côté de la façade que vous avez retenue : la décision se prend en deux minutes, et elle se prend bien.

Pour vous situer

Une cuisine se décide en quatre lignes

Toujours les mêmes, dans cet ordre, et vous êtes sur la deuxième. C’est ce quadruplet que nous écrivons sous chaque plan, et que vous retrouvez ligne à ligne sur le devis.

  1. La façade

    La surface que vous ouvrez vingt fois par jour. C’est elle qui fait le cran, et elle seule.

    Les quatre familles de façades
  2. Le coloris de caisson

    Accorder au ton de la façade, ou contraster franchement. Cela ne se décide pas sur un écran : le nuancier se regarde au showroom, échantillon en main, à côté de la façade choisie.

    Vous y êtes
  3. Le plan de travail

    Sept matières, du stratifié à la pierre taillée par notre marbrier de Terrasson. C’est l’autre moitié du choix, et c’est une autre échelle.

    Les sept matières de plan
  4. La poignée

    Poignée, barre, profilée, bouton — ou pas de poignée du tout, avec une gorge. Certaines poignées sont en supplément : elles sont écrites ligne à ligne sur le devis, jamais fondues dans un total.

    Poignées, boutons et gorges
Prendre rendez-vous

Le nuancier de caisson, échantillon en main

Au showroom OXIA, avenue Ribot à Brive, les treize pastilles se posent à côté de la façade que vous avez retenue, sous la même lumière. La décision se prend en deux minutes — et elle se prend bien.