Faut-il nettoyer la gorge souvent ?
Deux ou trois fois par an suffisent, et plus souvent au-dessus d’une plaque de cuisson. La gorge recueille les miettes et la poussière : le geste est l’aspirateur à petit suceur, puis un chiffon humide. Rien de pointu à l’intérieur — le profilé est laqué ou anodisé, et une rayure y reste. C’est le seul entretien que la gorge ajoute par rapport à une poignée, et nous préférons l’annoncer avant le plan plutôt que de le laisser découvrir.
L’ouverture par poussée reste-t-elle fiable dans le temps ?
Oui, à une condition qu’il faut connaître : elle se règle. Le système travaille sur un jeu de quelques millimètres entre la façade et le caisson, et ce jeu bouge — avec la charge du tiroir, avec les saisons, avec l’usage. Un tiroir très chargé finit par se refermer mollement tant qu’on ne l’a pas repris. Le réglage se fait au tournevis, en quelques minutes, et nous vous le montrons à la livraison. Si l’idée d’y revenir vous fatigue, la gorge encastrée, purement mécanique, est le meilleur choix.
Une cuisine sans poignée coûte-t-elle plus cher ?
Ce n’est pas la première question à se poser, parce que la gorge remplace la poignée : elle ne s’y ajoute pas. Ce qui pèse dans un projet, c’est d’abord la matière de la façade, ensuite la forme de la pièce, enfin l’électroménager. Le profilé, sa finition et le calepinage figurent sur votre devis ligne à ligne, jamais fondus dans un total — comme les poignées, dont certaines sont d’ailleurs en supplément. Vous voyez donc exactement ce que le choix change, et vous pouvez revenir en arrière avant de signer.
Un enfant peut-il ouvrir une cuisine sans poignée ?
Moins facilement, et c’est un avantage ou un inconvénient selon l’âge. La gorge se prend par le dessus du bord, à hauteur d’adulte : un tout-petit n’y trouve pas de prise, ce qui règle une partie des ouvertures intempestives sans bloqueur à poser. En revanche un enfant qui grandit et à qui l’on veut confier son tiroir de gobelets s’y prendra moins bien qu’avec un bouton. C’est le genre de détail que nous vous demandons au premier rendez-vous, parce qu’il ne se rattrape pas après la pose.
Une cuisine sans poignée, est-ce vraiment pratique ?
Oui, à deux conditions qu’il vaut mieux connaître avant le plan. Sans poignée ne veut pas dire sans prise : un profilé creux, la gorge, court entre les rangées de façades et la main entre par-dessous. On y gagne une ligne continue, aucune saillie dans un passage étroit, une façade lue d’un seul tenant. On y perd ceci : la main touche la façade à chaque ouverture, ce qui rend le revêtement anti-traces vraiment utile sur une teinte foncée, et la gorge se nettoie deux ou trois fois par an. Enfin, toutes les façades ne l’acceptent pas : une façade à cadre se prend par une poignée, c’est ce qui fait son dessin.