
Le mélaminé
Une résine mélamine pressée directement sur un panneau de particules, avec un chant en polypropylène rapporté sur tout le pourtour.
- Pour qui
- Premier achat, bien locatif, gîte, résidence secondaire, buanderie, cellier, bureau.

C’est la surface que vous ouvrez vingt fois par jour, et le poste qui fait le plus varier le prix d’une cuisine à composition égale. Voici les quatre familles que nous posons, ce qu’elles supportent vraiment, et ce qu’elles demandent.
Quatre familles de façades, rangées de la plus simple à la plus aboutie : le mélaminé, les décors bois, la laque laminée et la laque véritable. Ce qui change d’un cran à l’autre, c’est la surface — sa matière, son relief, la façon dont son chant est traité. Ce qui ne change pas, c’est le meuble : même caisson, même charnière, même garantie.
L’ordre se lit de gauche à droite, et il ne dit qu’une chose : la quantité de matière et de travail que porte la surface. En bas de l’échelle vous choisissez une couleur ; en haut, vous choisissez une matière.

Une résine mélamine pressée directement sur un panneau de particules, avec un chant en polypropylène rapporté sur tout le pourtour.

Un décor imprimé, pressé sur un panneau de particules ; sur les façades structurées, la presse imprime dans la matière un relief synchronisé sur le dessin, si bien que le doigt suit le veinage qu’il voit.

Un film de polyester laqué, thermocollé sur un panneau de particules, avec un chant en polypropylène rapporté sur tout le pourtour — et pas de joint visible sur les côtés verticaux.

Une laque projetée sur le panneau puis cuite, en plusieurs couches, mate ou brillante ; sur les façades les plus abouties, les chants sont laqués avec la face, sans pièce rapportée.
Le repère compare les familles entre elles, pour une même cuisine : le mélaminé vaut 1. Ce n’est ni un tarif, ni un pourcentage. Votre devis porte le montant exact, ligne à ligne, après le premier rendez-vous.
Au premier cran, le choix est immense et il porte sur le décor : une teinte, un veinage, un gris de béton. Au dernier, le choix se resserre et il porte sur la matière elle-même : une laque, sa profondeur, la façon dont son chant est traité. C’est la même échelle vue de ses deux bouts, et c’est ce qui explique qu’un nuancier maigre en haut ne soit pas un appauvrissement.
Le milieu de l’échelle est de très loin le plus fourni : c’est là que cohabitent les mats profonds, les brillants et les décors bois structurés. Le sommet, lui, ne compte qu’une poignée de façades. Promettre un choix comparable à chaque cran serait faux, et vous vous en apercevriez au showroom.
Monter d’un cran, c’est acheter une surface, pas un meuble plus solide. Le meuble, lui, est le même.
L’échelle des finitions dit ce que vous choisissez. Les quatre formules disent qui pose. Une façade du premier cran peut être posée clé en main ; une laque véritable peut repartir en prêt-à-poser. Les deux se croisent librement, à une réserve près : le Prêt-à-poser et l’Assistance de pose se commandent dans une gamme resserrée, pour tenir le délai et la disponibilité. Le Sur-mesure posé et le Clé en main ouvrent la gamme entière.
Les quatre formules →Les quatre familles ci-dessus classent des surfaces, et c’est la surface qui commande le niveau. Il existe pourtant une autre façon de distinguer deux façades, et elle ne se range nulle part sur l’échelle : le relief de leur dessin. Une façade à cadre porte une moulure autour d’un panneau central, et cette construction se retrouve à plusieurs niveaux de finition — d’où sa page à part, et d’où l’absence de repère à points sur cette page-là. Nous préférons ne rien classer plutôt que de classer au jugé.
Un cadre et un panneau central habillés de la même surface, avec un chant rapporté sur les faces avant ; le relief est mouluré, pas rapporté.
La façade à cadre, pour de vrai →Toujours les mêmes, dans cet ordre. C’est ce quadruplet que nous écrivons sous chaque plan, et que vous retrouvez ligne à ligne sur le devis : rien d’autre n’a besoin d’être tranché au premier rendez-vous.
La surface que vous ouvrez vingt fois par jour. C’est elle qui fait le cran, et elle seule.
Les quatre familles →Accorder au ton de la façade, ou contraster franchement. Cela ne se décide pas sur un écran : le nuancier se regarde au showroom, échantillon en main, à côté de la façade choisie.
Le nuancier des caissons →Sept matières, du stratifié à la pierre taillée par notre marbrier de Terrasson. C’est l’autre moitié du choix, et c’est une autre échelle.
Les sept matières de plan →Poignée, barre, profilée, bouton — ou pas de poignée du tout, avec une gorge. Certaines poignées sont en supplément : elles sont écrites ligne à ligne sur le devis, jamais fondues dans un total.
Poignées, boutons et gorges →Deux de ces quatre lignes se décident rarement du premier coup, et l’une comme l’autre traverse toute l’échelle : elles ont chacune leur page.

C’est le contrepoids de l’échelle, et c’est la phrase que personne n’écrit, parce qu’elle rassure celui qui reste en bas au lieu de le faire monter. Voici les quatre choses qui sont identiques du premier cran au dernier, avec leur source.
Monter d’un cran, c’est acheter une surface, pas un meuble plus solide. Le meuble, lui, est le même.
Garantie OXIA de 10 ans sur les meubles, adossée à l’engagement de dix ans que notre fabricant nous consent sur les pièces qu’il produit, à compter de la livraison chez vous, sous réserve d’une pose et d’un entretien conformes.
Le fabricant, essais compris →Trois choses font l’écart, dans cet ordre, et aucune n’est un supplément caché.
C’est le premier écart, et de loin. Entre un décor pressé et une laque projetée dont les chants sont laqués avec la face, il n’y a pas la même quantité de travail ni la même matière. Toute cette page ne parle que de cela.
Un angle, un îlot, un retour, une hauteur sous plafond inhabituelle appellent des meubles que la ligne droite n’a pas : caissons d’angle, joues, panneaux de finition, plinthes recoupées. À longueur égale de façade, une cuisine en U n’a pas le même nombre de pièces qu’une cuisine linéaire.
C’est le poste qui peut doubler tout seul, et le seul que vous pouvez décaler dans le temps sans toucher au meuble. Nous le chiffrons à part, jamais fondu dans un forfait, pour que l’arbitrage reste possible jusqu’au bout.
Ce que nous ne ferons pas, c’est vous annoncer un chiffre avant d’avoir vu votre pièce. Le devis se construit sur un plan coté, poste par poste, et il porte le montant exact ligne à ligne. C’est la seule façon honnête de répondre à la question, et c’est aussi la seule qui tienne au moment de la commande.
On nous demande souvent une façade en céramique, en verre ou en bois massif. En cuisine, nous n’en posons pas, et nous préférons le dire : notre fabricant n’en fait pas. Ces matières existent chez lui, mais ailleurs — et « ailleurs », c’est justement là où elles sont à leur place.
Les deux échelles ne s’additionnent pas et ne se comparent pas. Celle des façades classe des surfaces verticales que l’on ouvre ; celle des plans de travail classe des surfaces horizontales sur lesquelles on coupe et on pose des casseroles. On peut très bien monter en plan de travail et rester au premier cran de façade — et c’est souvent le meilleur arbitrage.
Commencez par la matière de la surface, pas par la couleur : c’est elle qui commande tout le reste. Quatre familles se suivent, du mélaminé aux décors bois structurés, puis à la laque laminée et à la laque véritable. Le mélaminé est le socle et il n’est pas un défaut ; les décors structurés apportent un relief que le doigt reconnaît ; la laque laminée donne l’aspect de la laque ; la laque véritable donne la matière elle-même et sa profondeur de teinte. Ensuite seulement viennent le mat ou le brillant, la teinte, et la poignée.
Non, et c’est le point le plus important de cette page : le meuble est exactement le même à tous les crans. Mêmes côtés de 16 mm, même dos de 2,8 mm inséré en rainure et vissé, même charnière amortie éprouvée sur 80 000 ouvertures et fermetures, même garantie. Monter d’un cran, c’est acheter une surface, pas un meuble plus solide. Ce qui change avec le mélaminé, c’est ce qu’il ne fera jamais : ni brillance profonde, ni couleur laquée.
Non, et nous préférons le dire : notre fabricant allemand n’en fait pas en façade de cuisine. La céramique, le quartz, la pierre naturelle et le bois massif, nous les posons en plan de travail, où ils sont à leur place. Le placage de bois véritable existe en séjour et en salle à manger. En façade de cuisine, l’aspect bois, béton ou acier brossé est un décor appliqué sur un panneau — et nous écrivons « décor », toujours.
Souvent oui, pas toujours. La gorge suppose une façade lisse et un bord franc : elle s’adapte à la grande majorité de nos façades. Une façade à cadre en est exclue par construction, puisque son relief occupe précisément le bord que la main devrait prendre. Quelques façades lisses le sont aussi, pour des raisons propres à leur fabrication ; cela se vérifie en une minute au moment du plan, sur les façades que vous aurez retenues.
Un mat clair ou moyen les efface presque, un brillant foncé les montre toutes. Mais le vrai levier n’est pas le degré de matité : c’est le revêtement anti-traces de doigts, une couche fonctionnelle qui rend l’empreinte facile à essuyer. On le trouve sur une partie de la laque laminée et sur une partie de la laque véritable mate. Il devient franchement utile dans deux cas : une cuisine sans poignée, où la main touche la façade à chaque ouverture, et une cuisine à hauteur d’enfants.
Oui, sur deux formules. Le Prêt-à-poser et l’Assistance de pose se commandent dans une gamme resserrée — surtout des décors — pour tenir le délai et la disponibilité. Le Sur-mesure posé et le Clé en main ouvrent la gamme entière, laques comprises. Une laque véritable appelle de toute façon un métré, un plan et une pose par notre équipe : une façade laquée abîmée au portage ne se retouche pas.
Au showroom OXIA, avenue Ribot à Brive, les quatre surfaces sont alignées sur le même mur, sous la même lumière. C’est la seule façon de voir ce qui sépare un cran du suivant — et de vérifier, souvent, qu’un cran suffit.