Ici, la cuisine à refaire est presque toujours dans une maison qui a déjà vécu : plus d’une résidence principale sur deux date d’avant 1990 en Corrèze et dans le Lot, près de 70 % sur l’agglomération de Brive, et 40 % des logements de Dordogne d’avant 1946. Murs qui ne sont ni droits ni d’équerre, réseaux à reprendre, murs de pierre qui doivent respirer, plafonds bas sous fermes : rien d’insurmontable, à condition de relever avant de dessiner, de traiter les murs avant de poser, et d’écrire l’ordre des travaux avant de commander.
Un territoire de maisons anciennes, occupées par leurs propriétaires
Sept logements sur dix sont ici des maisons occupées par leur propriétaire. Plus de la moitié des résidences principales de Corrèze et du Lot ont été construites avant 1990 — près de 70 % sur l’agglomération de Brive — et près d’un habitant sur trois a plus de 65 ans. En Dordogne, 40 % des logements datent d’avant 1946.
Ce n’est pas un détail statistique : cela veut dire que la cuisine que nous venons remplacer a entre 25 et 40 ans, que les réseaux ont été refaits une fois ou jamais, et que le mur du fond n’a jamais été plâtré au millimètre. Nos quatre formules sont construites pour ce parc-là, pas pour un plateau neuf livré d’équerre.
Chiffres INSEE 2023, lus dans notre étude de territoire de septembre 2026.
Le mur n’est ni droit, ni d’équerre : on relève avant de dessiner
Dans une maison ancienne, une même cloison peut varier de plusieurs centimètres entre le sol et le plafond, et deux murs qui se rejoignent forment rarement un angle de 90 degrés. Une cote prise d’un bout à l’autre au mètre ruban ne suffit pas : c’est ainsi que l’on se retrouve avec un meuble d’angle qui ne ferme plus.
Nous relevons au laser, point par point, en haut et en bas, en contrôlant les diagonales et l’aplomb. C’est le métré laser du Sur-mesure posé, et c’est aussi ce qui rend le plan opposable : les cotes du plan sont celles du chantier, pas celles du souvenir.
Les caissons de notre fabricant allemand arrivent montés d’usine, donc parfaitement d’équerre. Le rattrapage ne se fait jamais dans le meuble : il se fait dans les joues de finition, les tasseaux de compensation, les plinthes recoupées et les bandes de chant. Prévoir ce jeu-là dès le plan, c’est ce qui distingue une cuisine posée d’une cuisine bricolée.
Les réseaux : ce qui coûte, c’est ce que l’on déplace
Dans l’ancien, l’électricité est le premier poste de surprise. Une cuisine d’aujourd’hui demande des circuits dédiés pour le four et pour la plaque, des prises au-dessus du plan de travail, un circuit d’éclairage, et un tableau capable de les recevoir. Sur notre chantier-exemple en Clé en main, six points électriques et le déplacement de l’arrivée d’eau et de l’évacuation forment à eux seuls les deux lots les plus fréquents.
La plomberie obéit à une contrainte simple et implacable : l’évacuation doit garder sa pente. Déplacer un évier de deux mètres coûte donc plus cher que d’en changer, et parfois plus cher que le meuble qui le porte. C’est la première question à poser quand on rêve d’un îlot au milieu d’une pièce.
Le gaz, lui, se traite avant tout le reste : si vous passez à l’induction, la coupure et la dépose de l’ancienne alimentation sont un poste à part entière, à faire réaliser par un professionnel et à écrire au devis.
Pierre, humidité et murs qui respirent
Un mur de pierre épais n’est pas un mur étanche : il régule l’humidité en la laissant s’évaporer. Plaquer contre lui un panneau imperméable, coller une crédence pleine ou visser un caisson sans lame d’air, c’est déplacer le problème derrière le meuble — où personne ne le verra avant deux ans.
La règle que nous appliquons est simple : on cherche la cause avant de poser. Remontées capillaires, infiltration en pied de mur, condensation liée à une pièce mal ventilée, chacune a son traitement, et aucun ne consiste à cacher le mur. Sur les murs anciens, les enduits perspirants comme la chaux restent la solution la plus sûre, avec une ventilation qui fonctionne réellement — hotte à extraction ou entrées d’air, pas seulement un recyclage.
Si le diagnostic dépasse notre métier, nous le disons et nous vous orientons : nous préférons décaler un chantier de trois semaines plutôt que de poser des meubles garantis dix ans contre un mur qui pleure.
Longères, fermes et maisons périgourdines : ce que la pièce impose
Chaque type de maison pose ses propres questions, et elles se règlent au relevé, pas à la livraison.
- Plafonds bas ou rampants sous fermes : la hauteur des meubles hauts et le choix de la hotte se décident sur place. Une colonne standard ne passe pas toujours ; les meubles hauts réduits et les caissons horizontaux sauvent la mise.
- Portes étroites, couloirs coudés, escaliers tournants : nos caissons arrivent montés, donc encombrants. Nous mesurons le chemin de livraison en même temps que la pièce, et nous adaptons les largeurs de meubles quand il le faut. C’est la contrepartie honnête du montage d’usine.
- Sols en tomettes, en tommettes anciennes ou en dalles de pierre : irréguliers par nature. Les pieds réglables absorbent l’essentiel, à condition de tracer une ligne de niveau de référence avant la première fixation.
- Cheminée ou potager conservés : ils imposent le plan plus sûrement qu’un dessin. Autour d’eux, un plan de travail en pierre ou en céramique vieillit mieux qu’un stratifié.
- Murs de pierre apparente : magnifiques, mais rarement plans. On les laisse respirer, on prévoit un jeu de finition, et on éclaire la crédence plutôt que de la coller.
- Maisons de gîte et résidences secondaires : la contrainte est le calendrier. On pose d’octobre à mars, on prend les mesures l’été quand vous êtes sur place.
L’ordre des travaux, et les délais qu’il faut prévoir
Une rénovation de cuisine dans l’ancien suit toujours le même ordre. Le respecter évite de repeindre deux fois et de démonter ce qui vient d’être posé.
- Dépose de l’ancienne cuisine et recyclage : 1 à 2 jours.
- Électricité et plomberie : 2 à 3 jours, la partie qui fait le bruit et la poussière.
- Plâtrerie et peinture : 3 à 4 jours, séchage compris. On peint avant de poser, on retouche après.
- Carrelage éventuel : 2 à 3 jours.
- Pose de la cuisine : 1 à 3 jours.
- Plan de travail en pierre ou en céramique : gabarit pris le jour de la pose, retour du marbrier sous 7 à 10 jours.
En Clé en main, comptez 10 à 14 semaines entre la commande et la réception, dont 4 à 5 semaines de chantier, et une cuisine indisponible trois semaines au plus si le plan de pierre est anticipé. Les découvertes qui n’apparaissent qu’en ouvrant les murs — mur porteur, tableau électrique à remplacer entièrement, assainissement — font l’objet d’un avenant écrit, jamais d’une surprise sur la facture.
Et la TVA à 10 % ?
Un logement achevé depuis plus de deux ans, des meubles fixés et posés par la même entreprise : les conditions sont réunies dans la quasi-totalité des maisons anciennes de notre territoire. L’écart de TVA vaut dix points sur les meubles fixés et sur leur pose. Les conditions exactes, les exclusions et ce que vous signez sont détaillés dans le chapitre consacré à la TVA.