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Échantillons de plans de travail empilés en éventail et vus sur la tranche : pierre claire, béton, bois, ardoise et marbre veiné
Première cuisine

Vous n’avez jamais fait de cuisine ? Commençons par le début.

Cette page ne vend rien. Elle donne l’ordre dans lequel les décisions arrivent et définit les mots que vous allez entendre. Elle corrige ce qui se confond le plus souvent, et vous laisse des questions à poser : à nous comme à n’importe quel autre cuisiniste.

Une cuisine se décide dans un ordre : d’abord ce que la pièce impose, puis la forme, puis la place de l’évier, de la cuisson et du froid, puis qui pose, puis le métré et le plan, puis le dedans des meubles. La couleur vient en avant-dernier. Cette page donne cet ordre, définit les mots du métier employés partout sur ce site, corrige les confusions qui coûtent le plus cher, et propose des questions à poser à n’importe quel cuisiniste.

Un ordre, pas un calendrier

La couleur arrive en avant-dernier

On croit l’inverse en arrivant, et cela tient à ceci : une teinte se change en cinq minutes tant que rien n’est commandé, une évacuation se déplace en travaux. Voici les huit étapes d’un projet, dans l’ordre où elles arrivent.

Planche de projet : deux cuisines dessinées en perspective, et deux groupes d’aplats de matières et de teintes posés à côté
Un projet avant qu’il n’existe : deux dessins, des matières et des teintes rapprochées, et rien de commandé. Tout est encore modifiable à ce moment, le seul où tout l’est.

Chaque étape porte trois colonnes. La deuxième enlève la peur d’oublier quelque chose : ce qui y figure pourra encore être repris. La troisième est celle que l’on cherche, parce que ce qui angoisse n’est pas de décider, c’est de ne pas savoir quand une porte se ferme.

Ces étapes emploient des mots de métier avant que la page ne les explique : le métré, le plan coté, une joue, un fileur, une gorge. Vous n’avez pas à les connaître pour lire ce qui suit, etchacun est défini dans la partie suivante.

Ce que la pièce impose

Avant tout choix, on regarde ce qui est déjà là : par où arrivent l’eau et l’électricité, où descend l’évacuation, ce qui s’ouvre, et par où l’on passe.

Ce qui se décide ici

  • Ce que l’on garde en place et ce que l’on accepte de déplacer. Ce que l’on déplace coûte plus que ce que l’on remplace, et cela vaut pour l’eau, l’évacuation, l’électricité et le gaz.
  • Ce que la pièce impose sans demander l’avis de personne : une fenêtre qui s’ouvre vers l’intérieur, un radiateur, une porte qui bat, un passage vers le jardin, un plafond bas ou une rampe sous les fermes.
  • Le chemin de livraison. La porte d’entrée, le couloir, l’escalier tournant. Les meubles arrivent montés, donc encombrants, et cela se mesure en même temps que la pièce.

Ce qui reste ouvert

  • Absolument tout le reste. À ce stade, aucune couleur, aucune marque et aucun meuble ne sont décidés, et il n’y a aucune raison d’y penser.

Ce qui ne changera plus

  • La pente d’une évacuation. Elle ne se négocie pas : un évier ou un lave-vaisselle éloignés de la descente existante demandent des travaux, parfois d’ouvrir le sol, parfois un meuble en moins.
  • L’emplacement des fenêtres et des portes, tant que l’on ne touche pas à la maçonnerie. Elles décident des mètres de meubles disponibles, avant même que l’on ait dessiné.

À noter. Cette étape n’exige aucune compétence technique : elle demande de regarder la pièce et de noter ce qui s’y trouve. Le relevé exact, lui, viendra du métré.

L’implantation, c’est-à-dire la forme

Linéaire, en L, en U, avec un îlot ou avec une péninsule : la forme se décide avant les meubles, parce qu’elle dit combien il en faudra.

Ce qui se décide ici

  • La forme, en fonction de la longueur de mur disponible et du passage libre qu’il faut garder devant chaque meuble qui s’ouvre.
  • Le sens de circulation : par où l’on entre, par où l’on sort avec un plat, et ce qui se trouve dans le chemin quand deux personnes cuisinent.
  • Si un îlot est possible, et à quel prix en travaux. Cette question se pose tôt, parce que la réponse vient de la plomberie et de l’électricité, pas du dessin.

Ce qui reste ouvert

  • Le nombre de tiroirs et la façon de ranger. Ils se posent sur la forme, ils ne la commandent pas.
  • Toutes les surfaces : façade, caisson, plan de travail, crédence, poignée.

Ce qui ne changera plus

  • Le nombre de meubles d’angle, de joues, de panneaux de finition et de plinthes recoupées qu’une forme réclame. À longueur de façade égale, une cuisine en U n’a pas le même nombre de pièces qu’une linéaire, et cela entre dans le devis dès cette étape.

Les trois postes : laver, cuire, conserver

On place l’évier, la cuisson et le froid, et on garde du plan de travail entre eux. Ce triangle décide du confort quotidien, bien avant la couleur.

Ce qui se décide ici

  • Où va l’évier. Ce point est le plus contraint, parce qu’il dépend de l’arrivée d’eau et surtout de l’évacuation.
  • Où va la cuisson, et comment sort la hotte : par le mur, par la toiture, ou en recyclage. Un percement se décide avant le passage de l’artisan.
  • Où va le froid, et de quel côté sa porte s’ouvre. Une porte de réfrigérateur qui bute contre un mur se découvre le jour de la pose.
  • Combien de plan de travail on garde entre chaque poste, y compris à côté du four et à côté de l’évier.

Ce qui reste ouvert

  • Le niveau d’électroménager. Ce poste est le plus élastique du devis, et le seul que vous pouvez arbitrer jusqu’au bout sans toucher au plan.
  • Le rangement intérieur des meubles.

Ce qui ne changera plus

  • Un circuit électrique une fois tiré et refermé. Déplacer une plaque après le passage de l’électricien, c’est refaire un circuit dédié et reprendre le mur.
  • Une sortie de hotte percée. Le trou reste où il est.

À noter. Le NIVEAU d’électroménager se choisit en dernier. Les RÉFÉRENCES exactes, elles, se donnent avant la commande : le plan de travail se découpe sur les cotes de l’évier et de la table de cuisson, pas sur une intention.

Qui pose, et ce qui en découle

Poser soi-même, se faire aider, faire poser, ou confier aussi les travaux : ce choix commande le taux de TVA et l’étendue de la gamme accessible.

Ce qui se décide ici

  • Qui porte, qui fixe, qui découpe et qui raccorde. Les quatre formules répondent chacune à cette question, et elles ne se ressemblent pas.
  • Le taux de TVA applicable, qui découle de la fixation des meubles et non d’une négociation.
  • L’étendue de la gamme : le Prêt-à-poser et l’Assistance de pose se commandent dans une gamme resserrée, le Sur-mesure posé et le Clé en main ouvrent la gamme entière.

Ce qui reste ouvert

  • La formule elle-même, tant que la commande n’est pas lancée en production. Une visite technique faite avant la commande est déduite si vous passez ensuite au Sur-mesure posé.

Ce qui ne changera plus

  • Le taux de TVA, une fois la facture émise sur une composition donnée. Il suit ce qui a été réellement fourni et fixé, et personne ne peut le rattraper après coup.

Le rendez-vous, le métré et le plan

Le projet devient ici un plan coté, avec les réservations que suivront l’électricien et le plombier, et une fourchette avant le devis.

Ce qui se décide ici

  • Les cotes réelles de la pièce, relevées point par point, en haut et en bas, diagonales comprises. Dans une maison ancienne, une cote prise d’un bout à l’autre au mètre ruban ne suffit pas.
  • Le plan : le nombre de meubles, leurs largeurs, leurs hauteurs, et la liste des réservations en eau, en évacuation et en électricité.
  • Ce que l’on rattrape et comment : les caissons arrivent d’équerre, donc le jeu que laisse un mur qui n’est ni droit ni d’aplomb se reprend dans les fileurs, les joues et les plinthes recoupées, jamais dans le meuble.

Ce qui reste ouvert

  • Les surfaces, entièrement. Elles se posent sur un plan arrêté, et viennent donc après.
  • Le rangement intérieur, tant que la largeur des caissons ne bouge pas.

Ce qui ne changera plus

  • Les cotes signées, et surtout qui les a signées : cette signature, et non le devis, dira qui répond le jour où une pièce est à recommander. La question est reprise plus bas, avec notre réponse formule par formule.

À noter. Au premier rendez-vous, une fourchette se donne à partir de votre pièce, de la formule et de l’électroménager souhaité. Le prix exact vient du plan, donc du métré, et cet ordre est normal. Un chiffre ferme donné avant le plan n’est ferme qu’en apparence.

Le dedans des meubles

Tiroirs ou portes, hauteur de plan de travail, angles, colonnes, éclairage : vous le vivrez tous les jours, et on le regarde en dernier.

Ce qui se décide ici

  • Des tiroirs plutôt que des portes, ou l’inverse : le contenu d’un tiroir se présente entier, celui d’un meuble à porte se cherche à genoux.
  • La hauteur du plan de travail, qui se règle sur la personne qui cuisine et non sur une norme.
  • Ce que l’on fait des angles, qui sont la place la plus difficile à atteindre d’une cuisine.
  • L’éclairage du plan de travail, qui doit venir de devant vous et non de derrière.
  • La place de la poubelle et du tri, qui se décide au plan.

Ce qui reste ouvert

  • La couleur, encore et toujours. Elle est la dernière décision, et cette page le répète parce que c’est l’inverse de ce que l’on croit en arrivant.

Ce qui ne changera plus

  • La largeur d’un caisson et la place d’un tiroir. Les caissons arrivent montés : un meuble se change avant la commande, pas après.

Les surfaces, et enfin la couleur

La façade, le coloris de caisson, le plan de travail, la crédence, la poignée ou la gorge. Cette partie passe pour la première, et elle vient ici.

Ce qui se décide ici

  • La famille de façade, qui est le poste faisant le plus varier un devis à composition égale.
  • Le coloris de caisson : accorder au ton de la façade, ou contraster franchement.
  • La matière du plan de travail, qui est une échelle à part et ne s’additionne pas à celle des façades.
  • La crédence, la poignée ou l’absence de poignée, et les finitions visibles : joues, plinthes, panneaux.

Ce qui reste ouvert

  • Rien qui touche au plan. Cette étape arrive à la fin pour cette raison : changer d’avis sur une teinte ne déplace aucune évacuation et ne recommence aucun circuit.

Ce qui ne changera plus

  • La façade et le plan de travail une fois la commande lancée : ils partent en production sur votre composition.
  • Le geste que vous referez chaque jour, plusieurs fois. Une gorge, une poignée en barre ou un bouton ne se prennent pas de la même façon, et cela se juge la main dessus.

À noter. Un échantillon se regarde dans la lumière de votre pièce et à côté de votre sol, pas sur un écran : deux écrans ne montrent pas la même teinte, et aucun des deux ne montre la vôtre.

Le devis, la signature, puis le chantier

Le devis écrit la composition, le taux de TVA de chaque ligne, l’échéancier et la date de livraison. Ensuite seulement, la commande part.

Ce qui se décide ici

  • La composition exacte, meuble par meuble, avec ce qui est compris et ce qui ne l’est pas.
  • L’échéancier, adossé à des événements réels (la commande, la livraison, la réception) et non à des dates de calendrier.
  • Le lieu et le moment de la signature : au showroom OXIA ou par signature électronique, jamais chez vous.

Ce qui reste ouvert

  • Tout, tant que la commande n’est pas appelée chez notre fabricant. Une modification se réécrit sur le devis ; elle ne se convient pas oralement.

Ce qui ne changera plus

  • La composition et le calendrier, une fois la commande lancée en production. Le lancement en production est la bascule du projet, et le moment à connaître à l’avance.
  • Les réserves non écrites au procès-verbal de réception. Ce qui n’est pas noté ce jour-là devient beaucoup plus difficile à faire reconnaître.

À noter. Le délai entre la commande et la livraison se compte en semaines et dépend de la formule : il est écrit sur la page de chacune, et sur votre devis.

Les mots

Les cinquante mots que vous allez entendre

Un vendeur dit « caisson », « chant », « gorge », « joue », et vous hochez la tête. Rien d’anormal : personne ne vous les a appris, et ce site les emploie partout sans les définir nulle part. Ils sont rangés ici par famille, dans l’ordre où un projet les rencontre. Chaque mot qui a une page derrière lui porte le lien vers elle.

Le meuble

De quoi un meuble de cuisine est fait, et comment s’appelle chacune des pièces que l’on voit une fois la cuisine posée.

le caisson

Aussi dit le corps du meuble, la carcasse, la structure

Le caisson, c’est la boîte du meuble : les deux côtés, le fond, le dessus et le dessous, sur lesquels la façade vient ensuite se poser.

Ce que ça change. Il porte le poids et tient l’équerre. Chez nous, il ne change pas d’une famille de façades à l’autre : ce qui monte d’une cuisine à la suivante, c’est la surface, pas la boîte. Son coloris, lui, se voit à chaque ouverture.

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la façade

Aussi dit la porte, le front de tiroir, la face

La façade, c’est la porte ou le devant de tiroir qui ferme le meuble, autrement dit la seule partie du meuble que l’on regarde toute la journée.

Ce que ça change. Le choix de la façade fait le plus varier un devis, et il porte sur une surface : une façade plus aboutie n’achète pas un meuble plus solide.

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la joue

Aussi dit le côté de finition, le panneau de finition, le panneau d’habillage

La joue, c’est le côté visible d’un meuble, le panneau qui le ferme sur son flanc là où la rangée s’arrête, où une colonne encadre un four, ou où un îlot est vu de dos.

Ce que ça change. Une joue est une surface pleine, souvent plus grande qu’une porte : c’est elle, et non la façade, qui dira si un contraste de teintes est net ou brouillon.

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le chant

Aussi dit la tranche, la bande de chant

Le chant, c’est la tranche d’un panneau : l’épaisseur que l’on voit sur le pourtour d’une porte, sur le bord d’une étagère ou le long d’un plan de travail.

Ce que ça change. Ce détail sépare les familles de façades : le plus souvent, le chant est une bande rapportée sur le pourtour, que l’œil retrouve de près ; sur les façades les plus abouties seulement, il est laqué avec la face et la ligne disparaît.

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la gorge

Aussi dit la gorge intégrée, la poignée encastrée, la prise de main

La gorge, c’est le profil creux monté sous le plan de travail ou entre deux rangées de façades, et dans lequel la main entre par-dessous pour ouvrir.

Ce que ça change. Ce n’est pas une absence de poignée, c’est une poignée que l’on ne voit pas. Elle est l’une des façons de laisser la façade en plan continu. On y gagne l’absence de saillie dans un passage étroit. On y perd ceci : un creux ramasse ce qui tombe, et la main touche la façade à chaque ouverture, ce qui rend le revêtement anti-traces utile sur une teinte foncée.

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le socle et la plinthe

Aussi dit le retrait de pied, le cache-socle, la plinthe de socle

Le socle, c’est l’espace en retrait sous les meubles bas, celui où les pieds se glissent quand on travaille au plan ; la plinthe est la planche amovible qui le ferme sur le devant et cache les pieds réglables.

Ce que ça change. La hauteur du socle entre dans le calcul de la hauteur de votre plan de travail, avec la hauteur du meuble et l’épaisseur du plan ; quant à la plinthe, elle se recoupe sur place : elle fait partie des pièces qui rattrapent un sol qui n’est pas de niveau.

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le meuble bas

Aussi dit le bas, l’élément bas

Un meuble bas, c’est un meuble posé au sol sous le plan de travail, fermé par une porte ou par des tiroirs.

Ce que ça change. À largeur égale, le contenu d’un tiroir se présente entier, celui d’un meuble à porte non : c’est le premier arbitrage du dedans, et il se décide au plan.

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le meuble haut

Aussi dit le haut, l’élément haut, le suspendu

Un meuble haut, c’est un meuble fixé au mur au-dessus du plan de travail.

Ce que ça change. Sa hauteur se décide au plan : monté jusqu’au plafond, il range davantage et ne laisse pas un vide à dépoussiérer, mais la dernière tablette demande un escabeau.

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le retour

Aussi dit le retour d’angle, l’angle

Un retour, c’est la partie de la cuisine qui tourne : la portion de meubles ou de plan de travail qui repart perpendiculairement, en bout de ligne ou au bout d’un îlot.

Ce que ça change. Chaque retour ajoute un angle, et un angle demande des pièces que la ligne droite n’a pas ; à longueur égale de façades, une cuisine en U ne se compte donc pas comme une cuisine linéaire.

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la charnière

Aussi dit le gond, la charnière invisible

La charnière, c’est la pièce métallique qui tient la porte au caisson, la fait pivoter et permet de la régler.

Ce que ça change. La charnière est la pièce la plus sollicitée du meuble, et la même est montée sur tous nos meubles, du premier cran au dernier et sans supplément ; elle se règle si une porte finit par ne plus tomber droite.

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l’amortisseur

Aussi dit la fermeture amortie, le frein de fermeture, le soft-close

L’amortisseur, c’est le petit vérin qui retient une porte ou un tiroir sur les derniers centimètres, pour qu’il finisse sa course tout seul au lieu de claquer.

Ce que ça change. Chez nous il est monté d’office, dans la charnière d’une porte comme dans la coulisse d’un tiroir, du premier cran au dernier ; ailleurs il se vend parfois en option, une ligne qui vaut la peine d’être cherchée sur un devis.

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le fileur

Aussi dit le compensateur, la bande de compensation, le tasseau de compensation

Un fileur, c’est une bande étroite glissée entre un meuble et un mur pour rattraper le jeu qu’un mur qui n’est ni droit ni d’aplomb laisse toujours.

Ce que ça change. Personne ne remarque cette pièce et tout le monde la paie : elle se compte au plan coté, et son absence se voit le jour de la pose, sous la forme d’une fente entre le dernier meuble et le mur.

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la porte coulissante

Aussi dit la coulissante, la porte en applique

Une porte coulissante glisse le long du mur au lieu de s’ouvrir en tournant, et rend à la pièce la place qu’une porte battante occupe en s’ouvrant.

Ce que ça change. Deux façons de la poser existent, et ce ne sont pas des synonymes. À galandage, elle disparaît DANS la cloison, ce qui suppose d’ouvrir le mur ; en applique, elle glisse DEVANT lui sur un rail visible, sans maçonnerie. Nous la posons en applique, ce qui demande une portion de mur libre et saine à côté de l’ouverture.

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Les surfaces

Tout ce que la main touche et que l’œil lit : la façade, le plan de travail, le mur derrière l’évier.

le décor

Aussi dit l’imitation, le motif imprimé

Un décor, c’est l’image d’une matière (un bois, une pierre, un béton) reproduite puis pressée sur un panneau, par opposition à la matière elle-même.

Ce que ça change. Un décor bois n’est pas du bois : il ne se ponce pas, ne se répare pas et ne prend pas de patine ; en échange il ne bouge ni avec l’humidité ni avec la vapeur, ce qu’un bois véritable ne tient pas en façade de cuisine.

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le mélaminé

Aussi dit la mélamine, le panneau mélaminé

Le mélaminé, c’est un panneau de particules sur lequel un papier décor imprégné de résine a été pressé à chaud, directement sur le panneau, avec une bande rapportée sur le chant.

Ce que ça change. Le mélaminé est le premier cran de l’échelle des façades. À ce cran-là, sa surface encaisse le mieux l’usage courant, avec le plus grand choix de décors. Elle ne donne pas la profondeur d’une couleur laquée : un mélaminé est un décor, et il ne fait pas semblant d’être une laque.

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la laque

Aussi dit le laqué, la façade laquée

Une laque, c’est une façade dont la couleur est une matière projetée puis durcie sur le panneau, et non une image imprimée.

Ce que ça change. Nous en posons deux sortes : la laque véritable, projetée sur le panneau puis cuite, et la laque laminée, qui est un film laqué pressé sur le panneau. De loin elles se ressemblent ; de près, le chant et le comportement après une rayure les séparent. Seules les façades les plus abouties de la laque véritable ont un chant laqué avec la face.

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le stratifié

Aussi dit le plan stratifié, le stratifié compact

Le stratifié, c’est une feuille dure faite de plusieurs couches pressées ensemble, puis collée sur un panneau : c’est chez nous la matière la plus courante des plans de travail, et on la trouve aussi sur une façade.

Ce que ça change. Quand cette feuille est épaissie au point de se passer de panneau, on parle de compact : la plaque est alors stratifiée sur toute son épaisseur. Le stratifié ordinaire craint l’eau qui stagne le long d’un chant, autour de l’évier en premier. Le compact ne la craint pas, mais tout s’y découpe en atelier sur des cotes signées, et rien ne s’y retouche sur le chantier.

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le plan de travail

Aussi dit le plan, le dessus, le top

Le plan de travail, c’est la surface horizontale posée sur les meubles bas, celle sur laquelle on coupe, on prépare et on sort les plats chauds, et dans laquelle l’évier et la plaque sont découpés.

Ce que ça change. Ce poste fait le plus varier un devis après la façade, et sa hauteur ne se prend pas sur votre taille mais sur la hauteur de votre coude.

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la crédence

Aussi dit la remontée murale, le fond de hotte

La crédence, c’est la surface qui protège le mur entre le plan de travail et les meubles hauts, là où l’eau de l’évier et la graisse de la poêle finissent toujours par s’installer.

Ce que ça change. Une crédence taillée dans la même dalle que le plan de travail supprime la rupture de matière et le joint de carrelage à récurer. Le plan et le mur ne font plus qu’une seule surface. En stratifié, un dosseret assorti rend un service voisin.

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le dosseret

Aussi dit la plinthe de plan, la remontée basse

Un dosseret, c’est une bande assortie au plan de travail, relevée contre le mur sur une faible hauteur pour empêcher l’eau de passer à la jonction du plan et du mur.

Ce que ça change. Le dosseret ferme la ligne d’eau sans changer de matière, là où la crédence pleine hauteur n’est pas retenue.

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le mat et le brillant

Aussi dit l’aspect de surface, le satiné, le super-mat

Le mat, le satiné et le brillant disent la façon dont une surface renvoie la lumière : le mat l’absorbe, le brillant la réfléchit presque comme un miroir.

Ce que ça change. L’aspect de surface n’est pas un degré de qualité : une même matière existe dans les deux, et l’un ne dure pas plus que l’autre. Les traces de doigts dépendent d’ailleurs de la teinte, pas de cet aspect, et la page qui suit en fait le tableau, sans gagnant désigné.

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le revêtement anti-traces

Aussi dit l’anti-traces de doigts, la surface anti-empreintes

Un revêtement anti-traces, c’est un traitement appliqué à la surface d’une façade pour que les traces de doigts n’y restent pas visibles.

Ce que ça change. Il n’existe pas sur toutes les familles ni sur tous les décors : sur une teinte foncée, et plus encore sur une cuisine sans poignée où la main touche la façade à chaque ouverture, c’est la question à poser avant d’arrêter la teinte.

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le nuancier

Aussi dit la palette, l’échantillonnier, l’échantillon

Le nuancier, c’est la collection des teintes disponibles, présentée en échantillons de matière réelle que l’on prend en main et que l’on tient côte à côte.

Ce que ça change. Un écran ne rend ni la matité d’un uni, ni la profondeur d’un veinage, et il n’a pas la lumière de votre cuisine : deux teintes ne se départagent qu’en vrai, l’une contre l’autre, au showroom OXIA.

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le thermolaquage

Aussi dit la peinture poudre, le laquage au four, le poudrage

Le thermolaquage, c’est une poudre colorée appliquée sur un métal puis cuite au four, qui donne une couche dure faite pour rester dehors.

Ce que ça change. Il est la finition des cuisines d’extérieur, avec l’inox : ni le chlore, ni la crème solaire, ni le gel ne le font bouger, et tout se lave au jet.

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Le dedans

Ce qui se passe derrière la porte, ne se voit sur aucune photo, et se vit tous les jours.

la colonne

Aussi dit l’armoire, le meuble toute hauteur

Une colonne, c’est un meuble d’un seul tenant qui monte du sol jusqu’en haut de la ligne de meubles : c’est là que se logent le four, le réfrigérateur, ou la réserve de provisions.

Ce que ça change. Une colonne prend du linéaire au sol et le rend en hauteur ; elle met aussi le four à hauteur des yeux, et évite de porter un plat à bout de bras au-dessus du vide.

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la niche

Aussi dit le meuble étroit, le rangement d’appoint

Une niche, c’est un espace étroit ou ouvert laissé dans la ligne de meubles : soit un rangement de quelques centimètres coincé entre deux meubles, soit un creux sans porte, laissé visible et souvent éclairé.

Ce que ça change. Une niche étroite montée sur coulisses, posée à côté de la cuisson, est souvent le rangement le plus utilisé de la cuisine, parce qu’elle est là où l’on cuisine.

Voir aussi

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la coulisse

Aussi dit la glissière, le rail de tiroir

La coulisse, c’est le mécanisme qui fait sortir un tiroir et qui en porte le poids.

Ce que ça change. Deux choses la caractérisent, et elles se voient à l’usage : la sortie totale, qui amène le fond du tiroir jusqu’à vous, et la position sous le tiroir plutôt que sur ses côtés, qui vous rend de la largeur utile.

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l’aménagement intérieur

Aussi dit l’agencement du tiroir, les accessoires, l’équipement intérieur

L’aménagement intérieur, c’est tout ce qui est posé dans le meuble pour que chaque objet ait un logement : séparateurs de tiroir, paniers, tirettes, tri des déchets.

Ce que ça change. Ce poste s’arbitre ligne par ligne : chacune se lit sur le devis et se retire sans toucher au plan. Son absence se vit tous les jours.

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le bandeau lumineux

Aussi dit la réglette, le ruban LED, l’éclairage sous meuble

Un bandeau lumineux, c’est une ligne de lumière logée dans l’épaisseur du meuble haut, qui éclaire le plan de travail par en dessous.

Ce que ça change. Son absence se paie tous les jours, parce qu’un plafonnier est toujours derrière vous et pose votre ombre sur le plan ; presque tout l’éclairage se câble pendant la pose, après il faut rouvrir les murs.

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l’encastré

Aussi dit l’encastrable, l’intégrable, le tout-intégrable

Un appareil encastré est logé dans un meuble au lieu d’être posé à côté ; s’il est intégrable, une façade assortie vient le couvrir et il disparaît dans la ligne de meubles.

Ce que ça change. L’électroménager reste à 20 % de TVA même encastré et même livré avec la cuisine : la fourniture d’équipements ménagers est expressément exclue du taux réduit par les textes, ce n’est pas un oubli du devis.

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La pose

Les mots du chantier, du relevé chez vous jusqu’à la signature de réception.

le métré

Aussi dit le relevé de cotes, la prise de cotes, le relevé

Le métré, c’est la mesure de votre pièce faite chez vous avant la commande : longueurs, hauteurs, aplomb des murs, position des arrivées et des évacuations.

Ce que ça change. Un mur n’est presque jamais droit ni d’aplomb : c’est pourquoi le métré se prend en plusieurs points et non d’un bout à l’autre au mètre ruban. Selon la formule, il est fait par nous ou par vous, et celui qui l’a signé en répond.

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le plan coté

Aussi dit le plan technique, le plan de pose, le plan 2D

Un plan coté, c’est le dessin de votre cuisine vue de dessus, portant toutes les mesures écrites : la place de chaque meuble, et la position exacte des alimentations, des évacuations et des prises.

Ce que ça change. On le signe avant de commander, et un artisan le lit sans vous ; en Prêt-à-poser, les cotes signées sont les vôtres, et vous en répondez.

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le plan 3D

Aussi dit la vue 3D, la perspective, le rendu

Le plan 3D, c’est la vue en volume de la cuisine dessinée, qui montre les hauteurs, les teintes et les proportions que le plan vu de dessus ne montre pas.

Ce que ça change. Il sert à décider, pas à faire joli : on y voit qu’un meuble haut tombe trop bas ou qu’une teinte foncée écrase la pièce. Il se regarde donc avant de signer.

Voir aussi

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les attentes

Aussi dit les arrivées, les points en attente, les réseaux

Les attentes, ce sont les alimentations et l’évacuation déjà en place et laissées en bout, sur lesquelles la cuisine viendra se raccorder.

Ce que ça change. Se raccorder sur des attentes existantes est un geste de pose ; les déplacer est un chantier, avec un autre métier et une autre ligne de devis, car ce que l’on déplace coûte plus que ce que l’on remplace.

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les réservations

Aussi dit le plan de réservations, les emplacements techniques

Les réservations, ce sont les emplacements d’eau, d’évacuation et d’électricité demandés au constructeur ou à l’artisan avant que les murs soient fermés.

Ce que ça change. Elles se transmettent avant la plâtrerie : une cuisine dessinée trop tard dans une maison neuve se paie en saignées dans un mur qui vient d’être peint.

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l’alimentation

Aussi dit l’arrivée, le point d’eau, le point électrique

L’alimentation, c’est ce qui apporte : l’eau au robinet, le gaz à la plaque, le courant aux prises et aux appareils.

Ce que ça change. Le gaz se traite avant tout le reste : si vous passez à l’induction, la coupure et la dépose de l’ancienne alimentation sont un poste à part entière, à faire réaliser par un professionnel et à écrire au devis.

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l’évacuation

Aussi dit la vidange, l’écoulement, la descente

L’évacuation, c’est ce qui emporte : l’eau usée de l’évier et du lave-vaisselle, qui doit descendre en pente jusqu’à la chute du logement.

Ce que ça change. Cette contrainte décide souvent de la place de l’évier, et donc de tout le plan : créer une évacuation est l’un des rares travaux qu’un îlot impose presque toujours.

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la pose

Aussi dit l’installation, le montage

La pose, c’est tout ce qui va de la livraison à la cuisine utilisable : mise à niveau, fixation au mur, découpe et jonction du plan de travail, encastrement des appareils, raccordements et réglages.

Ce que ça change. Elle décide aussi du taux de TVA : les meubles fixés par la même entreprise qui les vend passent à 10 % dans un logement achevé depuis plus de deux ans, ce qui n’est pas le cas d’une cuisine achetée sans pose.

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la dépose

Aussi dit le démontage, le débarras de l’ancienne cuisine

La dépose, c’est le démontage de l’ancienne cuisine et son enlèvement, avant que la nouvelle arrive.

Ce que ça change. La dépose fait une ligne de devis à part, comprise dans le Clé en main et chiffrée en option sur l’Assistance de pose et le Sur-mesure posé ; elle commande aussi le calendrier, puisque la cuisine est hors service entre la dépose et la fin de pose.

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le procès-verbal de réception

Aussi dit le PV de réception, la réception, la levée de réserves

Le procès-verbal de réception, c’est le document signé à la fin de la pose, sur lequel on écrit ce qui va et ce qui ne va pas encore.

Ce que ça change. Ce que l’on y écrit s’appelle une réserve, et une réserve non écrite ce jour-là devient beaucoup plus difficile à faire reconnaître ensuite. Chez nous, les réserves se lèvent avant la dernière échéance de paiement. Cela vous donne un levier.

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L’argent

Les mots du devis, de la TVA et des échéances : ceux qu’il faut comprendre avant de signer, pas après.

le devis

Aussi dit la proposition, le chiffrage, l’offre

Le devis, c’est la liste écrite de ce que vous achetez, ligne par ligne, avec le taux de TVA de chaque ligne et l’échéancier de paiement.

Ce que ça change. La composition écrite engage, et elle seule : ce qui y figure est dû, ce qui n’y figure pas ne l’est pas. La question à poser devant un devis n’est donc pas « combien » mais « que contient cette ligne », et vous pouvez l’emporter chez vous pour la lire.

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la TVA à 10 %

Aussi dit le taux réduit, la TVA travaux, la TVA rénovation

La TVA à 10 % est le taux réduit qui s’applique aux meubles de cuisine fixés au bâti et à leur pose, quand le logement est achevé depuis plus de deux ans et que la même entreprise fournit et pose.

Ce que ça change. L’électroménager reste à 20 % même encastrable, et une cuisine achetée sans pose est à 20 % sur l’ensemble ; vous certifiez les conditions par une mention datée et signée, à conserver cinq ans.

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l’acompte

Aussi dit le premier versement, le versement à la commande

L’acompte, c’est la part payée à la commande, et il engage les deux parties : vous à acheter, nous à lancer la fabrication de vos meubles.

Ce que ça change. Un acompte engage les deux parties : ce n’est pas une somme que l’on abandonne pour se dédire. Son montant et le moment où il est appelé s’écrivent avant la signature, jamais après ; le nôtre est plafonné, et il est publié formule par formule.

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l’échéancier

Aussi dit le calendrier de paiement, les échéances

L’échéancier, c’est la liste des versements et de ce qui déclenche chacun d’eux, de l’acompte au solde.

Ce que ça change. Une échéance adossée à un événement (la commande, la livraison, la réception) se vérifie ; une échéance adossée à une date de calendrier se paie même si rien n’a avancé.

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le cran

Aussi dit le niveau de gamme, la catégorie de façade

Le cran est le mot de ce site pour ranger les familles de façades, de la plus courante à la plus aboutie : c’est un rang, jamais un montant.

Ce que ça change. Monter d’un cran, c’est acheter une surface, pas un meuble plus solide : le caisson, la charnière et la garantie sont les mêmes au premier cran et au dernier.

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Le projet

Les mots qui servent à décrire une cuisine tant qu’elle n’existe que sur un plan.

l’implantation

Aussi dit la forme du plan, la disposition

L’implantation, c’est la forme que dessinent les meubles dans la pièce : linéaire, en L, en U, en deux plans parallèles, avec un îlot ou avec une péninsule.

Ce que ça change. Elle se décide avant les teintes, parce qu’elle commande le nombre de meubles, le nombre d’angles, et les pas que vous ferez tous les jours entre l’eau, le froid et le feu.

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le linéaire

Aussi dit le mètre linéaire, le ml, la longueur de meubles

Le linéaire, c’est la longueur de meubles mesurée au sol, les meubles bas et les meubles hauts se comptant séparément ; une cuisine dite linéaire, elle, est une cuisine dont tous les meubles tiennent le long d’un seul mur.

Ce que ça change. Le linéaire est l’unité par laquelle on compare deux cuisines, et le premier chiffre qu’un cuisiniste vous demandera. Il ne dit rien, à lui seul, de ce qu’il y a dans les meubles ni du nombre d’angles : deux devis au même linéaire peuvent recouvrir deux cuisines très différentes.

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l’îlot

Aussi dit le central, le bloc central

Un îlot, c’est un bloc de meubles posé au milieu de la pièce, détaché des murs, autour duquel on tourne.

Ce que ça change. Il demande du passage sur ses quatre côtés, deux faces de meubles à habiller au lieu d’une, et presque toujours une évacuation à créer si l’évier ou le lave-vaisselle y vont.

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la péninsule

Aussi dit la presqu’île, le retour de plan, le bar

Une péninsule, c’est un îlot resté accroché au reste de la cuisine par un côté, et autour duquel on ne tourne donc pas.

Ce que ça change. La différence avec un îlot tient à un mètre de passage en moins : cela la rend possible dans une pièce où un îlot ne passerait pas.

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la trame

Aussi dit le pas de conception, le calepinage

La trame, c’est le pas sur lequel toute la cuisine est dessinée : les hauteurs et les largeurs de meuble sont des multiples d’une même mesure, et rien n’est arrondi.

Ce que ça change. La trame fait qu’une façade s’aligne avec sa voisine d’un bout à l’autre de la rangée. Elle décide aussi de ce qui tient ou non dans votre longueur de mur. Mettre un four à hauteur des yeux, ou loger une colonne là où elle ne coupe pas le passage, se décide sur la trame et non sur un accessoire.

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Ce qui se confond

Dix différences qui coûtent de l’argent

Ces différences ne sont pas des subtilités de spécialiste. Chacune de ces confusions se paie : en postes oubliés sur un devis, en travaux découverts trop tard, ou en regret quotidien pendant des années. Elles sont écrites sans ironie, parce que tout le monde arrive avec elles.

Mélaminé, stratifié, laqué

On croit Que ce sont trois niveaux de qualité, du moins cher au plus cher, et que le plus cher est aussi le plus résistant.

En fait Ces trois mots ne décrivent ni la même fabrication, ni la même surface. Le mélaminé est un papier décor imprégné de résine, pressé directement sur le panneau, et le premier cran de nos façades. Le stratifié, lui, est une feuille faite de plusieurs couches pressées ensemble avant d’être collée sur un panneau, et le mot est surtout celui des plans de travail. Quand cette feuille est épaissie au point de se passer de panneau, on l’appelle compact. « Laqué » recouvre enfin deux objets différents : un film laqué thermocollé sur le panneau, et une laque projetée puis cuite en plusieurs couches, dont les chants peuvent être laqués avec la face.

Ce que ça change. Deux devis peuvent écrire « laqué » pour deux façades qui n’ont ni la même fabrication ni le même prix : le mot ne suffit pas, il faut la famille. Et le plus cher n’est pas le plus résistant au quotidien : une laque brillante foncée montre les traces de doigts et les micro-rayures qu’un mélaminé mat clair efface. D’une famille à l’autre, le meuble ne change pas : même caisson, même charnière, même garantie.

Le caisson et la façade

On croit Qu’on achète une cuisine, c’est-à-dire ce que l’on voit en entrant dans la pièce.

En fait Un meuble de cuisine est fait de deux objets superposés. Le caisson est la boîte : les deux côtés, le fond, le dessus et le dessous, plus la quincaillerie qui la fait fonctionner, charnières et coulisses. La façade est la porte ou le devant de tiroir qui vient se poser dessus. On paie les deux, et l’on ne regarde presque toujours que le second. Le caisson porte le poids et tient l’équerre ; la façade se voit.

Ce que ça change. Deux devis affichant le même total peuvent ne pas porter le même caisson, et rien de tout cela ne se lit sur une photo. Les lignes à demander quand on compare : l’épaisseur des côtés, la façon dont le dos est tenu, la qualité des coulisses et des charnières, le nombre d’ouvertures que la quincaillerie est éprouvée à encaisser. Le coloris du caisson, lui, est une décision à part entière : il se voit chaque fois qu’un tiroir s’ouvre, et il ne se choisit pas sur un écran.

« Cuisine équipée » et « cuisine aménagée »

On croit Que l’une des deux expressions garantit la présence des appareils, et qu’il suffit de repérer le bon mot sur une publicité.

En fait Aucune des deux n’a de définition légale. L’usage courant réserve « aménagée » aux meubles et au plan de travail, et « équipée » à cette même cuisine avec ses appareils encastrés. Mais l’usage n’engage personne : seule la liste écrite sur le devis engage celui qui l’a écrite.

Ce que ça change. Le mot ne dit pas si le four, la plaque, la hotte, le lave-vaisselle, le réfrigérateur, l’évier et le mitigeur sont dedans, ni s’ils sont posés et mis en service. La bonne question n’est donc pas « est-elle équipée ? » mais « que contient exactement cette ligne, appareil par appareil ? ». Sur nos devis, l’électroménager est chiffré référence par référence et jamais fondu dans un total, ce qui permet de l’arbitrer sans toucher au reste.

Livrée montée, ou en kit

On croit Que « prêt-à-poser » veut dire « à monter soi-même », et que c’est la même chose qu’un meuble en kit acheté en grande surface.

En fait Prêt-à-monter et prêt-à-poser sont deux choses différentes. Un meuble en kit arrive à plat et s’assemble chez vous, panneau par panneau. Les caissons de notre fabricant allemand arrivent montés : panneaux assemblés, dos en place, charnières et coulisses réglées, façades et tiroirs posés. Vous ne montez pas le meuble, vous le fixez.

Ce que ça change. Sur le chantier, ce n’est pas le même travail ni le même temps. Sur le résultat, l’équerre d’un caisson monté en atelier ne dépend pas de votre serrage, alors qu’un meuble assemblé de travers sur un sol irrégulier garde son défaut pendant des années. Et sur la livraison, un caisson monté est encombrant : une porte étroite, un couloir coudé ou un escalier tournant se mesurent en même temps que la pièce, sans quoi le meuble reste sur le trottoir. L’encombrement est la contrepartie du montage en usine.

Poser soi-même, ou faire poser

On croit Que poser soi-même revient à économiser le montant de la main-d’œuvre, et que le calcul s’arrête là.

En fait Le calcul complet compte trois lignes de plus que la main-d’œuvre : le métré à domicile, la livraison dans la pièce et le taux de TVA. Ce dernier n’est pas le même selon que les meubles sont fixés par vous ou par nous. Le site traite cette comparaison ailleurs, et cette page ne la refait pas.

Ce que ça change. Assez pour que la réponse ne soit pas la même d’un projet à l’autre. Une cuisine linéaire contre des murs sains, avec les réseaux déjà en place, n’appelle pas la même décision qu’un îlot avec une évacuation à créer ou qu’un plan de travail en pierre. Entre les deux, l’Assistance de pose partage le travail : vous portez, déballez, présentez les meubles et nettoyez ; notre installateur prend les gestes qui ne pardonnent pas.

La TVA à 10 % et celle à 20 %

On croit Que le taux se négocie, ou qu’une enseigne peut « offrir la TVA ».

En fait Le taux dépend de la loi et de votre logement, pas du vendeur. Le taux réduit de 10 % vise les meubles fixés au bâti et leur pose, dans un local d’habitation achevé depuis plus de deux ans, lorsque la même entreprise fournit et pose. L’électroménager reste à 20 %, même encastré et livré le même jour, et une cuisine vendue sans pose est à 20 % sur l’ensemble. Les conditions exactes, ce qui reste à 20 % et ce que vous signez pour le certifier sont écrits ailleurs, avec leurs exclusions.

Ce que ça change. Dix points d’écart sur une partie du devis, et ils se gagnent ou se perdent au moment où l’on choisit qui fixe les meubles. Une « TVA offerte » désigne une remise commerciale : la taxe reste due au Trésor. Et le taux se lit sur chaque ligne du devis, jamais en bas d’un total.

Le prix d’appel et le prix du projet

On croit Que la cuisine annoncée au prix le plus bas est celle que l’on emportera, à peu de chose près.

En fait Un prix d’appel décrit une cuisine précise, choisie pour être annonçable : un nombre de meubles donné, une longueur donnée, une famille de façade d’entrée. Souvent, cette cuisine vient sans plan de travail, sans électroménager, sans livraison et sans pose. Il situe une enseigne sur le marché. Il ne chiffre pas votre pièce, qui n’a ni la même longueur, ni les mêmes angles, ni les mêmes réseaux.

Ce que ça change. Deux devis qui affichent le même total peuvent différer de plusieurs mètres de meubles. Les totaux ne se comparent pas. Cinq lignes se comparent : le nombre de meubles et leurs dimensions, la famille de façade, la matière et l’épaisseur du plan de travail. Puis la présence ou non de la pose et de la livraison, et le taux de TVA de chaque ligne. Nous ne publions pas de prix d’appel, et nous n’affichons ni prix barré ni pourcentage de remise : une remise ne veut rien dire tant que le prix de départ n’est pas connu.

En L, en U, linéaire, avec îlot, avec péninsule

On croit Qu’un îlot est une question de goût et de budget, et qu’il tient dès que la pièce est grande.

En fait Un îlot est d’abord une question de place ET de réseaux. Chaque implantation demande deux choses : une longueur de mur, et un passage libre devant tout ce qui s’ouvre, porte de four et porte de lave-vaisselle comprises. Un îlot ajoute une deuxième face de meubles, un plan plus grand, et souvent une évacuation ou une alimentation à créer. Une péninsule rend un service voisin en gardant un côté contre le mur : moins de passage à réserver, moins de réseaux à déplacer.

Ce que ça change. L’erreur courante est de vouloir un îlot dans une pièce qui ne peut pas le porter : on gagne un plan de travail et on perd la circulation. Un four s’ouvre alors en travers du passage, un lave-vaisselle bloque un tiroir. Le surcoût, lui, n’est pas dans l’îlot mais dans ce qu’il entraîne : la plomberie, l’électricité, parfois le sol. La réponse vient donc du relevé et non du dessin, et la question se pose au premier rendez-vous plutôt qu’au dernier.

La garantie du meuble et celle de l’ouvrage

On croit Qu’une cuisine est « garantie dix ans », et que cela recouvre tout ce qui pourrait arriver.

En fait Deux périmètres distincts se superposent. Le meuble : chez nous, la garantie OXIA de dix ans, adossée à l’engagement de notre fabricant, sous réserve d’une pose et d’un entretien conformes. L’ouvrage, c’est-à-dire les travaux qui créent quelque chose (un réseau électrique, une évacuation déplacée, une cloison) : il relève de la garantie décennale de l’artisan qui le réalise. À quoi s’ajoutent toujours les garanties légales, que personne ne peut retirer, et les garanties propres aux fabricants d’électroménager, d’évier et de robinetterie.

Ce que ça change. Le jour où quelque chose ne va pas, la question n’est pas « qui est fautif » mais « qui répond ». Une enseigne qui annonce dix ans sans dire qui est le garant renvoie souvent vers un fabricant avec lequel vous n’avez signé aucun contrat. Autre malentendu fréquent : poser des meubles dans une pièce existante ne relève pas de la garantie décennale. Une attestation de décennale présentée pour rassurer sur une pose de meubles ne couvre pas ce qu’elle laisse croire.

Le mat, le brillant, et les traces de doigts

On croit Que le mat ne marque pas et que le brillant marque, et que la question s’arrête là.

En fait La matité se joue sur la couche de surface, pas sur le panneau : deux façades de même matière et de même épaisseur peuvent être l’une mate et l’autre brillante. Surtout, ce n’est pas le mat qui décide, c’est la teinte. Un mat clair ou moyen efface presque les traces ; un mat très foncé les garde, sauf revêtement anti-traces. Un brillant clair ne montre presque rien ; un brillant foncé montre tout, traces, calcaire autour du mitigeur et fines rayures en lumière rasante.

Ce que ça change. Cette confusion est le premier regret que l’on nous rapporte, et il se vit chaque jour, pendant des années. La question à poser avant la commande n’est donc pas « mat ou brillant » mais « clair ou foncé, et avec ou sans revêtement anti-traces ». Ce revêtement n’équipe pas toutes les familles de la même façon : cela se vérifie façade par façade, jamais par famille entière.

À emporter en rendez-vous

Treize questions à poser à n’importe quel cuisiniste

Elles valent pour nous comme pour les autres, et celles qui nous mettent en difficulté sont écrites comme les autres. Chacune porte trois choses : pourquoi elle compte, ce qu’une bonne réponse contient d’où qu’elle vienne, et ce que nous répondons, nous, avec le lien vers la page qui le tient par écrit.

Qui posera ma cuisine, et sous quel contrat ?

Pourquoi elle compte. La pose fait une bonne moitié du résultat, et « nos poseurs » recouvre parfois une sous-traitance en cascade. Celui qui vend n’est pas toujours celui qui vient, et celui qui vient n’est pas toujours celui qui reviendra.

Ce qu’une bonne réponse contient. Un nom, une entreprise, une assurance en cours de validité, et la réponse à cette question : qui revient si un réglage bouge dans six mois ? Le nom doit être écrit dans le contrat, pas prononcé au rendez-vous.

Chez OXIA

Notre équipe pose en Sur-mesure posé et en Clé en main ; en Assistance de pose, notre installateur ne vient que pour les gestes techniques. En Clé en main, les artisans partenaires des autres lots vous remettent leur attestation d’assurance et vous facturent directement leurs travaux.

Si le plan est mal coté, qui paie la pièce à recommander ?

Pourquoi elle compte. Cette question est la plus gênante du métier, et on n’y pense qu’après. Une erreur de cote se découvre le jour de la pose, quand tout le monde est là et que la pièce est vide.

Ce qu’une bonne réponse contient. Elle dit qui a pris les cotes et qui les a signées. Si c’est vous, la responsabilité est la vôtre, et mieux vaut le savoir avant de mesurer que le jour de la livraison. Si c’est l’entreprise, elle assume la reprise et le délai. Une bonne réponse ne commence pas par « cela n’arrive jamais ».

Chez OXIA

En Prêt-à-poser, vous mesurez avec notre guide et vous signez vos cotes : elles vous engagent, et nous l’écrivons avant la commande. En Sur-mesure posé et en Clé en main, le métré laser est le nôtre, fait avant la commande. Le plan qui en sort nous engage.

Combien de temps ce devis est-il valable, et qu’est-ce qui peut encore bouger ?

Pourquoi elle compte. Un devis sans durée de validité n’engage pas grand monde, et une durée très courte est un argument de pression. « C’est le prix jusqu’à ce soir » n’est pas une information, c’est une manœuvre.

Ce qu’une bonne réponse contient. Une durée écrite, et la liste de ce qui peut changer pendant ce temps. Elle distingue deux choses que l’on confond : la validité du PRIX, et la disponibilité des produits, qui peut bouger sans que personne y soit pour rien.

Chez OXIA

Nos prix sont ceux du tarif en vigueur : il n’y a pas d’opération à attendre, donc aucune raison de signer le soir même. Nous n’affichons ni prix barré, ni pourcentage, ni offre à durée limitée, et nous ne demandons aucune signature le jour du premier rendez-vous.

Quel acompte demandez-vous, et à quel moment appelez-vous le solde ?

Pourquoi elle compte. Après les liquidations que le secteur a connues, c’est devenu la première question honnête à poser à un cuisiniste. Un acompte élevé appelé tôt fait porter le risque au client, et non à l’entreprise.

Ce qu’une bonne réponse contient. Un montant en pourcentage, et surtout un ÉVÉNEMENT auquel chaque échéance est adossée : la commande, la livraison, la réception. Une échéance calée sur une date de calendrier plutôt que sur un événement réel se paie même quand rien n’a avancé. Et un engagement clair sur un point : aucun encaissement à votre domicile.

Chez OXIA

L’échéancier de chaque formule est publié, échéance par échéance, avec le plafond de l’acompte. Sur le Sur-mesure posé et le Clé en main, le solde n’est appelé qu’après la réception, procès-verbal signé et réserves levées. Aucun encaissement chez vous, en aucune circonstance.

Que se passe-t-il si une pièce arrive abîmée, ou s’il en manque une ?

Pourquoi elle compte. Cela arrive, sur tous les chantiers et chez tous les fabricants. Une enseigne se distingue par ce qu’elle fait le jour où cela arrive, et par la personne à qui elle envoie la facture.

Ce qu’une bonne réponse contient. Elle dit qui constate et quand (à la livraison, pas trois semaines après), qui commande la pièce de remplacement, qui paie le second déplacement, et ce que devient le chantier pendant l’attente. Elle dit aussi ce que vous avez à faire ce jour-là : ouvrir, vérifier, et écrire les réserves plutôt que les signaler oralement.

Chez OXIA

En Sur-mesure posé et en Clé en main, la livraison se fait dans la pièce et le déballage est le nôtre. Le constat se fait devant vous. Les réserves sont notées au procès-verbal de réception et levées avant la dernière échéance de paiement. Chaque dossier de service après-vente porte un numéro, et vous recevez un écrit à son ouverture comme à sa clôture.

Qu’est-ce qui n’est PAS dans ce devis ?

Pourquoi elle compte. Cette question fait apparaître les avenants avant qu’ils ne coûtent. Un devis se lit autant par ce qu’il ne dit pas que par ce qu’il énumère, et l’oubli n’est pas toujours volontaire.

Ce qu’une bonne réponse contient. Elle passe en revue la liste, à voix haute : la dépose de l’ancienne cuisine et son évacuation, les travaux d’électricité et de plomberie, les découpes sur place, les raccordements, la livraison et le portage. Puis les plinthes, joues et panneaux de finition, la crédence, l’évier et le mitigeur, l’électroménager, et le déplacement de l’équipe. Une bonne réponse ne dit pas « on verra », elle dit « ce n’est pas dedans, et voilà ce que cela représente ».

Chez OXIA

Chaque page de formule publie deux listes en vis-à-vis : ce qui est compris, et ce qui ne l’est pas. Elles sont écrites avant que vous ne veniez, et le devis les reprend ligne à ligne.

Quel taux de TVA appliquez-vous à chaque ligne, et sur quel fondement ?

Pourquoi elle compte. Un total toutes taxes comprises ne dit pas le taux appliqué. Deux devis peuvent afficher des totaux voisins avec des taux différents. Le client certifie lui-même les conditions du taux réduit, et il répond donc en cas de contrôle.

Ce qu’une bonne réponse contient. Le taux ligne par ligne, et la raison du taux réduit quand il s’applique (meubles fixés et posés par la même entreprise, logement d’habitation achevé depuis plus de deux ans). Puis ce que vous aurez à signer pour le certifier. Elle rappelle sans hésiter que l’électroménager reste à 20 %.

Chez OXIA

Le taux figure sur chaque ligne du devis, avec la mention datée que vous signez. En cas de doute sur la date d’achèvement du logement, nous chiffrons au taux plein et nous régularisons ensuite, plutôt que l’inverse.

Quelle date est écrite, et que se passe-t-il si elle n’est pas tenue ?

Pourquoi elle compte. Une cuisine indisponible, c’est une famille qui mange debout pendant des semaines. « Courant mai » n’est pas une date, et un délai annoncé sans point de départ n’en est pas un non plus : il court à partir de la commande, pas de la signature du devis.

Ce qu’une bonne réponse contient. Une date de livraison écrite sur le devis, la durée pendant laquelle la cuisine sera inutilisable, et ce qui est prévu si le calendrier glisse. Une bonne réponse dit aussi ce qui peut légitimement décaler un chantier, et comment cela vous sera annoncé.

Chez OXIA

Le délai de chaque formule est publié, et la date de livraison est écrite sur le devis. En Clé en main, le planning est daté avant la signature. Les découvertes qui n’apparaissent qu’en ouvrant un mur font l’objet d’un avenant écrit, chiffré et signé avant exécution, jamais d’une surprise sur la facture.

Puis-je emporter le contrat et les conditions générales, et les lire chez moi ?

Pourquoi elle compte. La signature obtenue le soir même, à domicile, dans l’élan d’un rendez-vous, est le terrain que la loi encadre le plus strictement, parce que les abus s’y produisent. Le droit prévoit d’ailleurs un délai de rétractation et interdit tout encaissement pendant les premiers jours d’une vente hors établissement.

Ce qu’une bonne réponse contient. Oui, sans condition, sans contrepartie, et sans que le prix change parce que vous avez pris deux jours. Toute réponse qui lie une remise à une signature immédiate répond en réalité à une autre question.

Chez OXIA

Nous ne signons jamais chez vous. Nous venons mesurer, regarder la pièce et écouter ; nous ne sortons ni bon de commande ni terminal de paiement. La commande se signe au showroom OXIA ou par signature électronique, une fois le plan, la composition et le prix lus tranquillement.

Si je change d’avis, ou si j’annule, que se passe-t-il ?

Pourquoi elle compte. Le moment où l’on peut encore changer d’avis n’est pas celui que l’on croit. Ce n’est pas la signature du devis : c’est le lancement en production, qui a lieu plus tard et dont personne ne parle spontanément.

Ce qu’une bonne réponse contient. Elle nomme la bascule, c’est-à-dire le jour où la commande part chez le fabricant. Elle dit ce qui reste modifiable avant, ce qui est facturé après, et par qui. Elle distingue une modification (qui se réécrit sur le devis) d’une annulation.

Chez OXIA

Tant que la commande n’est pas appelée chez notre fabricant, la composition se modifie et le devis se réécrit. Ensuite, la composition et le calendrier sont figés, et une annulation fautive est facturée par le fabricant. Nous le disons avant, parce que c’est avant que cela sert.

Dans deux ans, qui décroche le téléphone ?

Pourquoi elle compte. Le service après-vente ne se juge jamais au moment de la vente, qui est pourtant le moment où l’on choisit. Un numéro de dossier n’est pas un interlocuteur.

Ce qu’une bonne réponse contient. Un numéro, un lieu, une personne. Et surtout : qui qualifie le problème ? Distinguer ce qui relève du meuble, de la pose, de l’appareil ou du lot d’un artisan est le travail du vendeur, pas le vôtre. Une enseigne qui vous demande d’appeler vous-même le fabricant vous a déjà répondu.

Chez OXIA

Vous appelez le showroom OXIA. Nous qualifions, nous ouvrons le dossier auprès du fabricant, de la marque ou de l’artisan concerné, et nous suivons l’intervention jusqu’à la clôture, avec un écrit à chaque bout.

Qui fabrique les meubles, où, et qui les garantit ?

Pourquoi elle compte. Le mot « fabricant » est employé par des enseignes qui assemblent, et le mot « allemand » par des enseignes qui importent. Derrière la question s’en cache une autre : à qui aurai-je affaire si un tiroir lâche dans huit ans ?

Ce qu’une bonne réponse contient. Elle distingue trois choses que l’on confond volontiers : qui fabrique, qui vend, et qui garantit. La dernière est celle qui compte le jour d’un défaut, parce que votre contrat est avec le vendeur et avec personne d’autre.

Chez OXIA

Nos meubles sont fabriqués en Allemagne, et la page consacrée à notre fabricant dit comment il construit un caisson et ce qu’il éprouve avant de le vendre. Le garant, lui, c’est OXIA : garantie OXIA de dix ans sur les meubles, adossée à l’engagement de notre fabricant. Vous n’écrivez jamais en Allemagne, vous appelez le showroom.

Comment est rémunéré celui qui me conseille ?

Pourquoi elle compte. Un conseil n’est pas neutre quand celui qui le donne gagne davantage sur une ligne que sur une autre. Vous n’obtiendrez pas toujours de réponse, et ne pas en obtenir est déjà une information utile.

Ce qu’une bonne réponse contient. Elle dit où se trouve la marge, et si certaines lignes rapportent plus que d’autres : l’électroménager, le financement, les options de dernière minute. Une enseigne qui l’assume vous dira aussi ce qu’elle vous déconseille, et pourquoi.

Chez OXIA

Notre rémunération est dans le meuble et dans la conception. L’électroménager est acheté au tarif négocié de notre centrale d’achat et chiffré à part, jamais fondu dans un total, pour que l’arbitrage reste possible jusqu’au bout. Les travaux n’ont pas de ligne cachée : en Clé en main, chaque lot est chiffré par l’artisan qui le réalise, et il vous le facture directement.

Ce que cette page ne fait pas

Elle ne remplace pas une heure devant un plan

Elle donne des mots et un ordre. Elle ne dit pas ce qui tiendra dans votre pièce : cela se voit sur un plan coté, avec les cotes réelles et les réseaux existants. Venez avec vos questions, y compris celles d’au-dessus.

Prendre rendez-vous

Venez poser vos questions

Une heure au showroom OXIA, trente minutes en visio, ou deux heures chez vous : on regarde votre pièce, on nomme les choses, et vous repartez avec un plan.